

Bienvenue dans mon univers.
À travers la céramique, je façonne des formes inspirées des forces et des phénomènes naturels. Entre sculpture, couleur et matière, mes œuvres donnent naissance à des paysages organiques et à des mondes oniriques, où les formes se déploient, se transforment et ouvrent le champ des possibles.
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"Le souffle divin", 2025
Exposition au "Musée Royal d'Art et d'Histoire" de Bruxelles
n partenariat avec La Cambre, le Musée Art & Histoire vous convie à l’exposition Fireflies, un dialogue inédit entre œuvres du passé et création contemporaine. Une expérience esthétique et sensorielle, à l'heure où l’art de la céramique, l’un des plus anciens et des plus universels, n'a jamais été aussi en vogue.
Parcours inédit et surprenant à travers trois collections du Musée Art & Histoire - la céramique antique grecque, la poterie précolombienne, et les céramiques européennes du XVIIIe siècle - l'exposition présente les œuvres de 20 jeunes artistes de La Cambre qui partagent toutes et tous une passion pour l'argile et le feu.
Le musée possède un ensemble très important de céramique attique à figures noires et à figures rouges, ainsi que d'autres styles, formes ou provenant d’autres régions. La collection d’Amérique précolombienne comprend également un grand nombre de belles œuvres en céramique, qu'il s'agisse de vaisselle ou de sculptures. Elles proviennent de différentes périodes et régions. La terre cuite, le grès, la faïence et la porcelaine sont des techniques qui se sont répandues en Europe et qui ont donné lieu à de magnifiques réalisations artistiques, en particulier au XVIIIe siècle.
Pour cet événement, les scénographies ont été pensées à partir de matériaux de récupération par les Master Architecture d'Intérieur de La Cambre. L'insaisissabilité de la lumière, une approche ironique quant au mode d'exposition et l'intérêt pour le matériau céramique ont été un terrain fertile dans la manière d'agencer les nouvelles œuvres.
Aux côtés des jeunes céramistes et architectes, l'atelier de communication visuelle et graphique de La Cambre a développé l'identité de l'exposition. Ce travail de design éditorial s'étend du logo aux cartels, de l'affiche au catalogue, du musée aux réseaux.
Le potentiel de la terre et les savoirs millénaires qui l’entourent, fascinent plus que jamais les artistes contemporains. Cet engouement n’est peut-être qu’éphémère, mais la céramique continuera de se réinventer. Comme ces lucioles (fireflies en anglais) qui apparaissent furtivement, puis disparaissent dans un cycle éternel.
Fireflies est soutenu par Les Amis de La Cambre et les Amis des Musées royaux d’Art et d’Histoire.
Le projet est coordonné par Caroline Andrin, responsable de l'atelier Céramique de l’ENSAV La Cambre; Serge Lemaître, Conservateur, Collection Amériques aux MRAH; Natacha Massar, Conservatrice, Collection Grèce aux MRAH; Valérie Montens, Conservatrice, Collection de Céramique européenne aux MRAH.
L'achat d'un ticket d'entrée aux collections permanentes du musée permet l'accès à l'exposition Fireflies.
Cette œuvre invoque Ehecatl, divinité mésoaméricaine du vent et de l’air, porteur des pluies, dans un rituel
contemporain où souffle et matière fusionnent. Elle résulte d’une collaboration étroite avec le Musée royal
d’Art et d’Histoire de Belgique, qui a ouvert exceptionnellement ses réserves dans le cadre d’un programme
de recherche-création mené avec l’école de La Cambre (options céramique et scénographie), en lien avec
les départements des collections d’Amérique, de la Grèce antique, de Rome et du XVIIIe siècle.
Inspirée d’un encensoir cérémoniel zapotèque datant de 600 à 1000 apr. J.-C., la sculpture rend hommage
à Ehecatl, dont le nom signifie littéralement « vent ». Dieu unique dans le panthéon précolombien à être
représenté en bleu, il inspire ici une palette d’émaux expérimentaux aux reflets métalliques, nacrés ou
vaporeux. Modelée dans un grès chamotté, sculptée en masse puis creusée intérieurement, la pièce est
pensée pour être activée : sa forme contient le souffle.
L’œuvre se met en mouvement : la fumée émerge lentement, rendant visible l’invisible et révélant
l’intériorité de la sculpture. Elle devient alors un corps respirant, animé d’un souffle cyclique. Par cette
activation, la matière se transforme en souffle, et l’objet se spiritualise — entre artefact rituel et installation
contemporaine. Évoquant les masques à bec d’Ehecatl, les spirales dynamiques ou les coquillages soufflés
pour appeler le vent, la pièce convoque une mémoire symbolique universelle : celle de l’air comme force
vitale, invisible et créatrice. Le geste devient rituel, et la sculpture silencieuse devient présence, tension
entre intériorité et effusion.
Le Souffle Divin prolonge une recherche entamée dans des œuvres précédentes, telles que La Mer : la
Liberté (2021) ou Le Maelström (2023–24), toutes centrées sur les éléments naturels et les forces invisibles
qui traversent notre monde sensible. Elle s’inscrit dans une réflexion sur le sacré aujourd’hui, nourrie par
les traditions anciennes, les pensées de Gaston Bachelard, ou les pratiques chamaniques contemporaines
comme celles de Corine Sombrun.
En tant que sculpture activée, elle engage le spectateur dans un rituel silencieux. L’œuvre l’invite à ralentir,
à observer, à ressentir. Elle ouvre un espace liminaire entre art, spiritualité et écologie poétique, et propose
une autre manière d’habiter le monde — plus attentive, plus incarnée, où le souffle devient à la fois
matière, rythme, et acte politique.


















